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Immarcescible est ton âme.

Source: Marc 14,34


Abba, ceux qui auront eu pour aurore ta lumière, ceux-là ne connaîtront plus la nuit. L'infini fera en eux ta demeure et ils seront en toi et tu seras en eux.

Or toi, rien ne t'égale.
Rien ne t'égale, n'est-ce pas?
Qui pourrait t'égaler?

D'un mot puissant, tu sépares le roc du firmament dans un fracas heurté de braise et de vent.
Mais, fragile, mon âme respire dans ton souffle. Force inaliénable qui s'enracine en toi.
Rien ne t'égale.

Ton regard coule comme du miel sur les âmes ravagées. Et il est bon d'être brisé ou d'être guéri si c'est par ta main.
Tous les opprimés dorment dans tes bras. Ils s'enivrent d'être bercé de l'intimité de ton nom.
Tu donnes à l'ombre autant qu'à la lumière.
Rien ne t'égale.

Devant mes pas, tu traces pour moi un chemin, rien ne saurait m'égarer. Et si je dois affronter les terreurs de la nuit, je ne suis pas seul, car tu veilles avec moi. Même lorsque j'ai peur, je suis capable de courage, car il m'est impossible de te décevoir. La victoire comme la défaite me ramène vers toi. Si je souffre, tu souffres avec moi. Si j'ai mal, tu as mal avec moi. Celui qui me blesse te blesse aussi et tu bénis la flamme qui réchauffe ma maison.
Rien ne t'égale.

Cette nuit, je vais veiller avec lui. Nous sommes une multitude à rester éveillée. Nous sommes là, ici, avec lui, depuis cette nuit lointaine jusqu'à la fin d'un temps. Nous veillons sur le veilleur. À notre tour et à notre heure, nous tomberons en poussière, mais d'autres se lèveront. Notre attention n'aura jamais de fin. Tu nous lies, nous sommes un.

Tu es la parole et tu es le verbe. Avec toi l'esprit prend sens. Vraiment, rien ne t'égale.
Tu ouvres le coffret des secrets et tu montres où il faut regarder. Alors mon œil puise en toi ce qui nourrit sa vision et j'ignore désormais si je suis le monde que je regarde ou si c'est toi qui scintille dans ma pupille.
Vraiment, rien ne peut t'égaler.
Qui pourrait t'égaler?

À l'occident, des larmes coulent sur le mur et il n'y a plus d'ange sur le mont Moriah. Sur le coffret de l'Arche, les ailes en or se sont d'elles-mêmes repliées, mais la présence réelle demeure.
Parce que le veilleur sera blessé, mon sang s'écoulera. Lorsqu'il aura mal, sa douleur me brisera. S'il tombe, tout son poids reposera sur mes épaules. Ses larmes voileront ma vue, et puisqu'aucune eau n'étanchera sa soif, son feu me consumera.

Alors sur nos têtes, Abba, ta bénédiction s'étendra, car seul notre amour pour lui te restera.
Rien ne peut t'égaler.